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Études et lois

Études scientifiques

À ce jour

En 2014, Sara Mercier-Blais, agente de recherche, et Yves Prairie, professeur au Département de sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal ont mené une étude qui a conclu que les vagues produites par les bateaux de type « wake boats » et naviguant avec leurs ballasts engagés doivent parcourir, de part et d’autre du sillon, une distance d’au moins 300 mètres pour que l’énergie générée par celles-ci se dissipe complètement (Mercier-Blais et Prairie, 2014).

Pour compléter l’évaluation des répercussions engendrées par les « wake boats » naviguant avec les ballasts engagés, l’Université Laval a entrepris une recherche afin d’étudier les impacts de ceux-ci dans la colonne d’eau. Les résultats de cette étude indiquent clairement que la puissance générée par la colonne d’eau remue les sédiments de fond jusqu’à des profondeurs de 7 mètres ou moins. Ce brassage remet donc en suspension le phosphore présent et contribue, par le fait même, à la prolifération des plantes aquatiques et des algues (Raymond et Galvez, 2015).

Combinées à ces données, les études de l’UQAM et de l’Université Laval démontrent que les bateaux qui utilisent des amplificateurs de vagues doivent nécessairement naviguer dans un passage d’au moins 600 mètres de largeur et à une profondeur d’au moins 7 mètres.

Les partenaires qui ont supporté les travaux de recherche sur les impacts de la colonne d’eau des « wake boats » et réalisés en 2015 par l’Université Laval au lac des Sables (Sainte-Agathe-des-Monts) et au lac Masson (l’Estérel et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson) sont :

  • La MRC des Pays-d’en-Haut
  • La Ville d’Estérel
  • La Ville de Sainte-Marguerite-du Lac-Masson
  • La Ville de Sainte-Agathe-des-Monts

En 2016, la COALITION NAVIGATION a confié à l’Université Laval le mandat de produire un bilan des connaissances scientifiques sur les effets de plusieurs types de bateaux à moteur dans différents environnements marins. Les partenaires qui ont supporté ce mandat sont :

  • La Ville de Lac Sergent
  • L’Association des propriétaires du lac Sept-Îles
  • L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Joseph

La COALITION NAVIGATION tient donc à exprimer sa gratitude à tous ses partenaires de la première heure. D’abord, nous les remercions pour leurs généreuses contributions, mais aussi pour leur appui au développement d’une législation fondée sur des données scientifiques. Leur clairvoyance permettra d’établir des modèles à suivre pour d’autres collectivités et associations de résidents riverains, afin de soutenir cette cause et mener à bien cette importante bataille. Et ceci permettra, une fois pour toutes, la mise en place d’outils qui aideront à protéger nos cours d’eau face au nombre croissant des bateaux à moteurs, lesquels constituent une grave menace aux tolérances environnementales de nos cours d’eau.

Alors, si vous connaissez d’autres municipalités, organismes de recherche ou groupes de citoyens intéressés à participer financièrement à des recherches supplémentaires et/ou si vous avez repéré certaines lacunes dont vous voudriez faire part à la COALITION NAVIGATION, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Finalement, concernant les impacts relatifs à la colonne d’eau des « wake boats » en eaux peu profondes, la vidéo réalisée par l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles offre un excellent aperçu d’une vue sous-marine de la turbidité de l’eau associée au brassage et à l’accumulation des sédiments de fond dans le lac.

À ce jour

En 2014, Sara Mercier-Blais, agente de recherche, et Yves Prairie, professeur au Département de sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal ont mené une étude qui a conclu que les vagues produites par les bateaux de type « wake boats » et naviguant avec leurs ballasts engagés doivent parcourir, de part et d’autre du sillon, une distance d’au moins 300 mètres pour que l’énergie générée par celles-ci se dissipe complètement (Mercier-Blais et Prairie, 2014).

Pour compléter l’évaluation des répercussions engendrées par les « wake boats » naviguant avec les ballasts engagés, l’Université Laval a entrepris une recherche afin d’étudier les impacts de ceux-ci dans la colonne d’eau. Les résultats de cette étude indiquent clairement que la puissance générée par la colonne d’eau remue les sédiments de fond jusqu’à des profondeurs de 7 mètres ou moins. Ce brassage remet donc en suspension le phosphore présent et contribue, par le fait même, à la prolifération des plantes aquatiques et des algues (Raymond et Galvez, 2015).

Combinées à ces données, les études de l’UQAM et de l’Université Laval démontrent que les bateaux qui utilisent des amplificateurs de vagues doivent nécessairement naviguer dans un passage d’au moins 600 mètres de largeur et à une profondeur d’au moins 7 mètres.

Les partenaires qui ont supporté les travaux de recherche sur les impacts de la colonne d’eau des « wake boats » et réalisés en 2015 par l’Université Laval au lac des Sables (Sainte-Agathe-des-Monts) et au lac Masson (l’Estérel et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson) sont :

  • La MRC des Pays-d’en-Haut
  • La Ville d’Estérel
  • La Ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson
  • La Ville de Sainte-Agathe-des-Monts

En 2016, la COALITION NAVIGATION a confié à l’Université Laval le mandat de produire un bilan des connaissances scientifiques sur les effets de plusieurs types de bateaux à moteur dans différents environnements marins. Les partenaires qui ont supporté ce mandat sont :

  • La Ville de Lac Sergent
  • L’Association des propriétaires du lac Sept-Îles
  • L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Joseph

La COALITION NAVIGATION tient donc à exprimer sa gratitude à tous ses partenaires de la première heure. D’abord, nous les remercions pour leurs généreuses contributions, mais aussi pour leur appui au développement d’une législation fondée sur des données scientifiques. Leur clairvoyance permettra d’établir des modèles à suivre pour d’autres collectivités et associations de résidents riverains, afin de soutenir cette cause et mener à bien cette importante bataille. Et ceci permettra, une fois pour toutes, la mise en place d’outils qui aideront à protéger nos cours d’eau face au nombre croissant des bateaux à moteurs, lesquels constituent une grave menace aux tolérances environnementales de nos cours d’eau.

Alors, si vous connaissez d’autres municipalités, organismes de recherche ou groupes de citoyens intéressés à participer financièrement à des recherches supplémentaires et/ou si vous avez repéré certaines lacunes dont vous voudriez faire part à la COALITION NAVIGATION, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Finalement, concernant les impacts relatifs à la colonne d’eau des « wake boats » en eaux peu profondes, la vidéo réalisée par l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles offre un excellent aperçu d’une vue sous-marine de la turbidité de l’eau associée au brassage et à l’accumulation des sédiments de fond dans le lac.

Nos recommandations

Il existe des cartes bathymétriques qui délimitent les contours des profondeurs des voies navigables pour la plupart des voies navigables au Canada. On peut accéder à ces cartes via le lien suivant du Ministère de Pêches et des Océans.

De plus, dans la région des Laurentides au Québec, des cartes récentes de plus de 300 lacs sont disponibles dans l’atlas des lacs du Conseil régional de l’environnement des Laurentides. Outre les considérations environnementales, la COALITION NAVIGATION vise à intégrer les diverses préoccupations des collectivités partout au Canada.

Les propriétaires de bateaux doivent être sensibilisés aux dangers de transporter des espèces aquatiques exotiques envahissantes d’un cours d’eau à un autre. Une inspection visuelle et un lavage à pression sont absolument essentiels.

Cinq étapes pour protéger son lac 

Si vous polluez accidentellement l’eau, voyez une autre personne polluer l’eau ou remarquez le résultat d’un tel acte, signalez l’événement à un agent de prévention de la pollution du gouvernement du Canada.

Anticiper

De nombreuses associations de lacs se sont dotées d’un code d’éthique volontaire, lequel décrit les comportements responsables des propriétaires de bateaux.

Conserver une bande riveraine sur une distance de 10 ou 15 mètres selon la réglementation municipale (selon la pente) ou reboiser avec des végétaux indigènes bien adaptés aux conditions riveraines.

Ne pas utiliser d’engrais sauf un compost et uniquement lors de la plantation.

Réduire les surfaces imperméables (asphalte, béton, constructions, etc.) et maximiser la végétation naturelle sur son terrain pour favoriser l’absorption de l’eau et freiner le ruissellement. L’eau de ruissellement transporte du phosphore, l’aliment préféré des plantes aquatiques, qui se multiplient et peuvent enlever de l’oxygène à toute vie sous-marine.

Entretenir et faire vidanger son installation septique selon la fréquence recommandée (2 ans ou 1 an en cas d’achalandage important).

Éviter autant que possible les moteurs 2 temps : privilégier un moteur électrique ou un moteur 4 temps, moins polluant et moins bruyant. Entretenir son moteur adéquatement pour prévenir la pollution.

Faire le plein d’essence de façon responsable et s’assurer d’avoir un moteur au point.

Éliminer ses déchets de manière adéquate pour qu’aucun débris ou produit ne soit déversé dans l’environnement et dans l’eau. Ne rien jeter à l’eau.

À lire absolument !

Bonne lecture !

Denise Cloutier, notre Vice-Présidente chez Coalition Navigation, a rédigé des articles fascinants qui offrent des perspectives uniques sur les enjeux de la navigation responsable et durable. Ses contributions sont à la fois informatives et inspirantes, offrant un aperçu précieux sur la protection des écosystèmes aquatiques.

Nos chroniques

Ceux qui ont parlé de nous

References

Asplund TH (2000). The Effects of Motorized Watercraft on Aquatic Ecosystems. Wisconsin Department of Natural Resources, Bureau of Integrated Science Services and University of Wisconsin-Madison, Water Chemistry Program.

Hansen JP, Sundblad G, Bergström U, Austin AN, Donadi S, Klemens Eriksson B, Eklöf JS (2019). Recreational boating degrades vegetation important for fish recruitment. Ambio, Vol. 48, N° 6: 539–551.

Nautisme Québec, 2016. https://www.nautismequebec.com/symposium/pdf/Mardi3-Alain%20RoyAMQ&NMMA.pdf

Venohr M, Langhans SD, Peters O, Hölker F, Arlinghaus R, Mitchell L, Wolter C (2018). The underestimated dynamics and impacts of water-based recreational activities on freshwater ecosystems. Environmental Reviews, Vol. 26, N° 2: 199-213.